vêtements

Un mois après la réouverture des commerces « non essentiels », ces derniers peinent à retrouver leur niveau d’activité d’avant confinement.

Le CdCF, Conseil du Commerce de France sonne l’alerte : Les résultats démontrent que malgré une bonne reprise de la consommation liée au Black Friday et aux achats de fin d’année, le chiffre d’affaires des commerces « non essentiels » reste en deçà de leurs prévisions.

Pour beaucoup d’entre eux, l’année 2020 devrait se clôturer avec une baisse importante du chiffre d’affaires pouvant aller au-delà des -20 % dans certains secteurs comme l’habillement, la chaussure, la beauté-parfumerie ou la bijouterie. D’autre part, le niveau des stocks est encore très élevé, surtout dans le secteur de l’équipement de la personne.

Malgré le strict respect du protocole sanitaire renforcé par les commerçants, dont le port du masque, les règles de distanciation et la nouvelle jauge de 8 m² de surface de vente par client qui réduit la capacité d’accueil en magasin, comme ils le font depuis le début de la crise sanitaire, les clients n’ont pas encore totalement retrouvé le chemin de leurs commerces. Tous constatent une chute de la fréquentation en magasin. Aussi, l’inquiétude du secteur grandit à mesure que les mesures de soutien s’amenuisent.

« De nombreux commerçants pourraient décider de baisser définitivement leur rideau pour éviter de creuser leurs pertes et faire perdurer une situation économique insurmontable » souligne William Koeberlé, Président du Conseil du Commerce de France*.

Tout le monde compte sur l’État pour qu’il soutienne les entreprises du secteur et pas uniquement les plus petites car plusieurs réseaux d’enseignes sont proches de la cessation définitive d’activité, même si cela n’apparaît pas encore dans les statistiques des tribunaux de commerce sur les défaillances d’entreprises.

Pour continuer à accueillir leurs clients dans les meilleures conditions après les fêtes en diluant la fréquentation sur davantage de jours, et parce que plus que jamais les commerçants ont besoin d’activité sur le mois de janvier, ils demandent à ce que le gouvernement renouvelle la procédure dérogatoire collective prévue en novembre et décembre pour leur permettre d’ouvrir tous les dimanches de janvier. Cette demande se justifie d’autant plus que le gouvernement ayant décidé de reporter au 20 janvier le démarrage de soldes, les autorisations d’ouverture accordées par les maires pour les deux premiers dimanches des soldes ne sont plus valables.

You don't have permission to register