food truck

Le succès des food trucks à Pithiverais

Le nombre food-truck ne cesse d’augmenter dans le Nord-Loiret et permet de pallier l’absence de boutiques dans les villages. De plus en plus de particuliers se lancent dans cette aventure itinérante. Malgré le Covid, ils sont ravis de cette nouvelle vie.

En réalité, ces commerces d’un nouveau genre proposent une offre de service un peu différente. Auparavant, il ne fallait pas rater les coups de klaxon du boulanger ou du boucher qui prenaient la peine de s’arrêter quelques minutes devant le domicile de leurs clients, avant de poursuivre leur tournée.

Aujourd’hui, les food-trucks stationnent pendant plusieurs heures sur les places des villages. Ils se remplacent les commerces manquants et contribuent, à lutter contre la désertification des campagnes.

Ainsi, ils sont de plus en plus nombreux à se lancer dans cette aventure et à y trouver une satisfaction personnelle

On peut aussi bien acheter des pâtes que des produits d’hygiène

Anciennement chauffeur routier, Nasser en a vite eu assez d’être exploité. « On avait vu un reportage à la télévision sur les food-trucks. On aimait bien le concept. Cela faisait un petit moment que ça nous trottait dans la tête. Et puis, voici deux mois, on s’est lancés !« , raconte Sabrina au journal La République qui, continue de poursuivre son activité de nourrice à domicile, tout en aidant son compagnon, notamment pour la comptabilité et l’étiquetage des produits.

C’est ainsi qu’est née leur épicerie ambulante, baptisée « La P’tite épicerie ». Une boutique itinérante dans laquelle on peut aussi bien acheter un paquet de pâtes que des carottes ou des produits d’hygiène.

« Au début, je démarchais les mairies. Aujourd’hui, ce sont les maires qui nous appellent pour qu’on vienne sur leur commune », ajoute-t-elle.

Un autre habitant de Méréville a décidé, lui aussi de créer son propre commerce ambulant. À sa boutique de caviste, créée en juin 2019, Stéphane Bourdais, âgé de 50 ans, a donné le nom de sa date de naissance : le 20 avril.

Au-devant du client

Initialement, cet ancien publicitaire se déplaçait de ville en ville (exclusivement dans l’Essonne) pour proposer des dégustations de vins, mais aussi installer des mange-debout où la clientèle pouvait prendre un verre en mangeant une planche de charcuterie ou de fromage.

Le Covid et son nombre de mesures sanitaires ont momentanément suspendu son activité de restauration. Pour autant, Stéphane Bourdais ne regrette rien.

« Avec mon camion, je peux m’installer sur les marchés ou ailleurs. L’avantage d’être itinérant, c’est que l’on va au-devant du client. C’est enrichissant, car d’une ville à l’autre, la clientèle n’est pas la même », raconte-t-il.

Un constat partager par Anita Sourceau. Cette Pithivérienne de souche a débuté sa vie professionnelle en tant qu’assistante dentaire… avant de se lancer dans le chocolat ! En réalité, c’est la broderie qui attirait initialement cette femme de 51 ans. « J’avais envie d’apprendre un métier avec un savoir-faire », raconte-t-elle.

Finalement, un concours de circonstances l’a propulsée sur les bancs de l’Institut national de la boulangerie et de la pâtisserie de Rouen, où, en six mois, elle a appris à fabriquer du chocolat.

« Il faut garder les pieds sur terre »

Au volant de sa petite entreprise, baptisée « Le Temps d’une promenade », Anita se rêvait au pied des châteaux de la Loire, de jardins ou de concerts, à proposer ses douceurs aux visiteurs et aux passants. Mais une fois de plus, le Covid a contrarié ses projets, trois mois seulement après s’être lancée. Pour le moment, la chocolatière se contente de fréquenter les marchés dans son petit camion équipé d’un four où elle peut cuire « des petits gâteaux de voyage », à base d’amandes. Malgré une situation sanitaire compliquée, elle dit de rien regretter.

Jennifer Moinard partage le même enthousiasme. Depuis l’année dernière, cette ancienne employée de la restauration propose ses crêpes sucrées et salées, mais aussi ses frites de patates douces aux habitants de plusieurs villages du Pithiverais.

À 38 ans, cette habitante de Courcy-aux-Loges ne cache pas le plaisir qu’elle éprouve dans sa nouvelle vie de nomade. « C’est génial le contact humain ; les gens sont contents de mes recettes », rapporte-t-elle.

Pour autant, la jeune femme reconnaît qu’elle a dû se battre.

« Quand on se lance, il ne faut pas imaginer que ça va être facile et qu’on va devenir riche. Il faut garder les pieds sur terre et accepter de travailler le soir et le week-end », explique-t-elle.

Mais, ajoute-t-elle, « d’après mes clients, je suis la seule dans le Loiret à avoir un food-truck de crêpes. Et j’en suis fière ! »

Source : https://www.larep.fr/pithiviers-45300/actualites/les-food-trucks-ont-la-cote-dans-le-pithiverais_13942439/

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